Visant à assurer l’autonomie stratégique de la France pour la production décarbonée d’engrais azotés
Déposée · Proposition de loi · Social & retraites
proposition de loi visant à assurer l’autonomie stratégique de la France pour la production décarbonée d’engrais azotés
Présentation du texte par ses auteurs
La souveraineté alimentaire de la France repose en premier lieu sur la capacité de ses agriculteurs à produire. Or, cette capacité de production présuppose l’accès des professionnels à des intrants essentiels, au premier rang desquels figurent les engrais azotés (qui peuvent être d’origine organique ou minérale). Cette question de l’accès aux engrais azotés constitue un point structurant majeur de notre puissance agricole.
Cependant et à ce jour, la France reste importatrice nette d’engrais azotés à hauteur d’environ 4,8 millions de tonnes importées par an versus 0,5 million de tonnes exportée tandis que la production nationale est voisine de 2,1 millions de tonnes. Les besoins nationaux en engrais azotés d’origine minérale sont ainsi couverts à hauteur de 33 % seulement par la production française et de 29 % par des pays de l’UE. Les 38 % restants proviennent de pays tiers, principalement Russie, États‑Unis, Égypte, Algérie et Trinidad et Tobago, surtout sous formes de solutions azotées et d’urées.
Cette situation place notre agriculture dans une situation de vulnérabilité structurelle, tant à l’égard des pays tiers qu’à l’échelon des marchés énergétiques mondiaux.
Texte officiel déposé le 28 avril 2026
Auteur : Vincent Trébuchet
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (28 avril 2026)