Suppression de Parcoursup et à la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur
Déposée · Proposition de loi · Éducation & jeunesse
proposition de loi relative à la suppression de Parcoursup et à la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur
Présentation du texte par ses auteurs
En 2018, la création de Parcoursup répondait à la nécessité d’organiser l’accès à l’enseignement supérieur à une cohorte de bacheliers toujours plus nombreux (plus de 900 000 candidats par an) et de mettre fin à l’injustice du tirage au sort. Près de huit ans après sa mise en place, ses défaillances structurelles en ont fait un acteur majeur d’angoisse et de frustration, d’incompréhension et de perte de confiance dans notre système d’enseignement supérieur, tant chez les élèves que dans leurs familles.
Le dispositif concentre aujourd’hui les inquiétudes de centaines de milliers de foyers. Son fonctionnement demeure opaque : de nombreux candidats déclarent ne pas comprendre les critères de sélection ni les raisons de leurs refus. Cette incompréhension alimente un sentiment d’arbitraire, renforcé par la certitude que des algorithmes arbitrent l’avenir des élèves, parfois sans que leur dossier soit examiné avec rigueur. Pour les établissements d’enseignement supérieur, Parcoursup impose le défi de gérer un afflux considérable de dossiers, rendus difficilement lisibles académiquement tant par la procédure que par les réformes successives du lycée.
De surcroît, le calendrier du système pose un problème majeur d’équité. Les décisions d’admission sont prises avant la publication des résultats du baccalauréat, ce qui signifie que la sélection repose principalement sur le contrôle continu. Or, les écarts de notation entre établissements sont avérés : selon certaines études, les différences peuvent atteindre 2 à 3 points sur 20 à niveau réel équivalent. Cette situation favorise les élèves issus de lycées réputés et pénalise ceux des territoires moins favorisés. Elle interroge de plus sur la valeur même de la notation qui doit sanctionner un point d’arrivée et non établir la moyenne d’un parcours dont les progrès peuvent être aplanis par les effets du contrôle continu. On soulignera également que cette organisation, combinée à la pression qui entoure la procédure Parcoursup, provoque de sérieux problèmes relationnels entre familles et enseignants.
Texte officiel déposé le 17 février 2026
Auteur : Éric Ciotti
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (17 février 2026)