Sécuriser et améliorer l’emploi des assistants d’éducation
Déposée · Proposition de loi · Éducation & jeunesse
proposition de loi visant à sécuriser et améliorer l’emploi des assistants d’éducation
Présentation du texte par ses auteurs
Les assistants d’éducation (AED) sont incontournables dans le fonctionnement des établissements scolaires. Pourtant, cette profession demeure peu comprise et très mal considérée. En 2024, on comptait 49 075 équivalents temps plein selon le ministère de l’Éducation nationale, soit environ 60 000 personnes physiques.
Créé par la loi du 30 avril 2003 en remplacement des maîtres d’internat/surveillants d’externat, ce métier a longtemps été considéré comme un « job d’étudiant », quand bien même ceux‑ci représentent moins de 30 % des effectifs. L’évolution des profils et des pratiques professionnelles nous oblige aujourd’hui à compléter la législation existante, pour reconnaître les AED comme des professionnels à part entière, loin du terme péjoratif du « pion » qu’on leur attribue souvent et qui les réduit à la figure du surveillant des élèves. Leurs fonctions sont en réalité bien plus nombreuses : appui aux personnels enseignants pour le soutien et l’accompagnement pédagogiques, accompagnement des élèves aux usages du numérique, participation à toute activité éducative, sportive, sociale, artistique ou culturelle complémentaire aux enseignements, participation aux temps dédiés à la réalisation des devoirs, participation aux actions de prévention et de sécurité conduites au sein de l’établissement.
Les AED sont devenus un maillon essentiel dans l’accompagnement éducatif des élèves, accompagnement qui requiert des compétences éducatives, voire pédagogiques. En outre, dans la lutte contre le harcèlement scolaire et les discriminations, la prévention du décrochage scolaire, l’amélioration du climat scolaire et le développement des compétences psychosociales, les AED pourraient jouer un rôle prépondérant. Or, pour effectuer ces missions, les AED n’ont actuellement quasi aucune formation. Il s’agit toujours d’un métier précaire. Sous contrat avec le chef d’établissement, ils sont recrutés en contrat à durée déterminée (CDD), sans aucune grille de rémunération fixant leur salaire. Le passage en contrat à durée indéterminée (CDI) rendu possible par la loi de 2022 n’est envisageable qu’au bout de six ans.
Texte officiel déposé le 9 décembre 2025
Auteur : Hendrik Davi
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (9 décembre 2025)