Renforcer la lutte contre la vacance commerciale et rééquilibrer la concurrence entre le commerce physique et le commerce en ligne
Déposée · Proposition de loi · Économie & entreprises
proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la vacance commerciale et à rééquilibrer la concurrence entre le commerce physique et le commerce en ligne
Présentation du texte par ses auteurs
Le commerce de proximité est certes une activité privée mais nos concitoyens le perçoivent souvent comme un service d’intérêt général. Il constitue un élément essentiel de la vie sociale au quotidien et de la vitalité des territoires, du bien‑être des habitants et de l’attractivité des centres‑villes.
Ce qui définit le commerce de proximité est plus complexe qu’une simple liste de commerces répondant à un ensemble d’activités économiques liées à des actes de consommation de la vie quotidienne, ou qu’une simple question de superficie. Il est celui qui sert la vie quotidienne des habitants d’un territoire, se trouve à leur immédiate proximité et entretient un lien social. Cette dernière fonction prend tout son sens à l’heure où l’isolement progresse, où le dernier commerce du village est aussi le dernier lieu de rencontre pour ses habitants. L’économie de proximité recouvre ainsi l’ensemble des activités qui animent les pieds d’immeuble, les villages et les centres‑bourgs, et font vivre une rue : les commerces, mais aussi l’artisanat et les services du quotidien. Elle remplit une fonction territoriale et rassemble tant le primeur que le coiffeur, la librairie que le restaurant ou le café du coin, le marché que l’agence postale.
Aujourd’hui, le commerce de proximité souffre. Il a totalement disparu dans près des deux tiers des communes en France, et le phénomène s’étend jusque dans les centres‑villes, de Marseille au Puy‑en‑Velay, en passant par Poitiers, Lille ou encore Lyon.
Texte officiel déposé le 6 octobre 2026
Auteur : Laurent Lhardit
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (6 octobre 2026)