Protéger la langue française en interdisant l’écriture dite inclusive
Déposée · Proposition de loi · Culture, sport & médias
proposition de loi visant à protéger la langue française en interdisant l’écriture dite inclusive
Présentation du texte par ses auteurs
La langue française constitue un patrimoine commun de la Nation et un outil essentiel de transmission des savoirs, de compréhension des règles et d’accès aux droits. L’article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose que « la langue de la République est le français ». Plus qu’un symbole, cette disposition oblige le législateur à protéger la langue française des néologismes et anglicismes ou encore des coups de boutoirs du déconstructivisme.
Car, depuis plusieurs années, se diffuse dans certains espaces institutionnels et dans l’espace public une pratique consistant à recourir à des procédés graphiques et typographiques dérogeant aux règles grammaticales et orthographiques en vigueur, communément désignés sous l’expression d’ « écriture inclusive ». Au nom d’un égalitarisme d’abstraction, ces procédés, qui se traduisent notamment par l’introduction de signes intramots tels que points médians, tirets ou parenthèses, fragmentent artificiellement les mots, rendent leur lecture heurtée et empêchent toute restitution orale fidèle.
Les effets de ces pratiques sur la compréhension de l’écrit sont largement documentés. Les travaux en sciences cognitives montrent que l’apprentissage de la lecture repose sur l’automatisation de la reconnaissance visuelle des mots. Toute rupture graphique non nécessaire ralentit la lecture, accroît la charge cognitive et nuit à la compréhension. Dans un rapport de 2007, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a par exemple souligné que la complexification des formes écrites pénalise les enfants en cours d’apprentissage et les personnes présentant des troubles de la lecture.
Texte officiel déposé le 13 janvier 2026
Auteur : Corentin Le Fur
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (13 janvier 2026)