Pour une reconnaissance stratégique et un développement simplifié de l’œnotourisme
Déposée · Proposition de loi · Économie & entreprises
proposition de loi pour une reconnaissance stratégique et un développement simplifié de l’œnotourisme
Présentation du texte par ses auteurs
La viticulture française traverse une crise extrêmement profonde. Recul de la consommation, incertitudes sur les exportations et hausse des droits de douane, flambée des coûts de production, aléas climatiques à répétition, pénurie de main‑d’œuvre, complexité réglementaire : autant de facteurs qui fragilisent durablement la filière. Ces difficultés à la fois conjoncturelles et structurelles pèsent sur la rentabilité des exploitations, provoquant la fermeture de nombreux domaines, notamment dans les bassins les plus vulnérables. Les multiples arrachages de vignes, encouragés par l’État, sont le symbole alarmant de cette perte de viabilité et du déséquilibre du marché viticole.
Dans ce contexte, la diversification des activités agricoles constitue un levier essentiel de résilience. Transformation, vente directe, accueil touristique : autant de voies qui participent à redonner du souffle à l’économie viticole et retisser du lien entre exploitants, territoires et consommateurs. L’œnotourisme, en particulier, s’impose aujourd’hui comme un secteur d’avenir à conforter, conjuguant valorisation patrimoniale, attractivité touristique et retombées économiques locales.
En 2024, 12 millions de visiteurs ont participé à des activités œnotouristiques en France, générant un chiffre d’affaires estimé à plus de 5 milliards d’euros. Ce secteur fédère 10 000 domaines ouverts au public, mobilise fortement collectivités, interprofessions et acteurs du tourisme rural et culturel. Il contribue au maintien de l’emploi, à la transmission des savoir‑faire, à la préservation des paysages, et au rayonnement international des terroirs viticoles.
Texte officiel déposé le 14 octobre 2025
Auteur : Pascale Got
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (14 octobre 2025)