Permettre l’utilisation des droits du compte personnel de formation des parents au bénéfice de leurs enfants pour financer le permis de conduire
Déposée · Proposition de loi · Social & retraites
proposition de loi visant à permettre l’utilisation des droits du compte personnel de formation des parents au bénéfice de leurs enfants pour financer le permis de conduire
Présentation du texte par ses auteurs
L’accès au permis de conduire est un enjeu de liberté et d’émancipation pour notre jeunesse afin de favoriser son autonomie, sa mobilité et son insertion professionnelle. Le permis est souvent indispensable pour accéder à des emplois et à des formations situés en dehors des centres urbains ou dans des secteurs où les transports en commun sont peu développés.
Selon une étude datant de 2016 de l’UFC‑Que Choisir , le coût total moyen du permis de conduire s’élevait à 1 804 euros. Ce chiffre montait jusqu’à 2 129 euros pour la Haute‑Savoie, en deuxième position, juste derrière Paris. Nous pouvons supposer que chiffre reste aujourd’hui élevé, avec notamment l’inflation conséquente que nous avons connu ces dernières années. Ce coût peut constituer un frein pour de nombreuses familles. En facilitant l’accès au permis de conduire, notamment, en rendant possible l’utilisation du compte personnel de formation (CPF) parental, on permettrait à de nombreux jeunes d’éviter de renoncer ou de retarder leur formation pour des raisons financières. Cela pourrait également contribuer à réduire le chômage des jeunes, qui atteignait 17,7 % au deuxième trimestre 2024 pour les 15‑24 ans, un taux bien plus élevé que la moyenne nationale (7,3 % pour la population en général) .
Il est donc crucial de trouver des solutions opérantes pour favoriser l’accès au permis de conduire des jeunes. Permettre aux parents de faire bénéficier une partie des montants acquis au titre du CPF à leurs enfants apparaît aujourd’hui comme une solution pour plusieurs raisons.
Texte officiel déposé le 19 novembre 2024
Auteur : Virginie Duby-Muller
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (19 novembre 2024)