Permettre l’ouverture encadrée des commerces de proximité le 1er mai
Déposée · Proposition de loi · Économie & entreprises
proposition de loi visant à permettre l’ouverture encadrée de certains commerces de proximité le 1er mai
Présentation du texte par ses auteurs
Le 1er mai occupe une place à part dans notre calendrier : c’est le seul jour férié à la fois obligatoirement chômé et payé.
Aujourd’hui, seuls les établissements dont l’activité ne peut être interrompue peuvent, par exception, faire travailler leurs salariés le 1er mai. Cette dérogation vise les hôpitaux, les transports ou les médias. Mais elle reste floue et sujette à interprétation. Résultat : chaque année, des commerçants comme les boulangers ou les fleuristes, qui ouvrent par tradition ou nécessité, se retrouvent dans une insécurité juridique permanente souvent au bon vouloir et la tolérance de l’inspection du travail.
Le cas des fleuristes est emblématique. Le 1er mai est leur journée la plus importante de l’année. C’est le jour du muguet, fleur emblématique de la fête du travail, porte‑bonheur populaire et enraciné dans notre culture depuis 1561. Or, malgré l’ampleur de la demande et bien que le travail des salariés le 1er mai soit prévu dans leur convention collective de la profession, les fleuristes ne peuvent faire appel à leurs salariés sans risquer une amende. Ils sont souvent contraints de gérer seuls leur boutique, ou même de fermer.
Texte officiel déposé le 13 mai 2025
Auteur : Olivier Marleix
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (13 mai 2025)