Modifier le régime de responsabilité applicable en matière de fêtes traditionnelles camarguaises
Déposée · Proposition de loi · Justice & sécurité
proposition de loi visant à modifier le régime de responsabilité applicable en matière de fêtes traditionnelles camarguaises
Présentation du texte par ses auteurs
Chaque année, plus de 2 500 événements taurins animent nos villages du Sud de la France, offrant un spectacle unique de tradition et de passion. Parmi eux, la Course camarguaise se distingue comme un véritable sport d’adresse : dans les arènes, les raseteurs rivalisent d’agilité pour attraper cocardes et ficelles sur les cornes des taureaux de race Camargue, dans une chorégraphie haletante. Cette expérience se prolonge au‑delà des arènes. Avant et après la course, les « abrivados » et « bandidos » font vibrer les rues : les gardians, cavaliers emblématiques de la Camargue, guident avec habileté les taureaux à travers les villages, de la manade aux arènes, puis en sens inverse, dans un défilé populaire qui incarne l’âme de nos traditions.
Expressions de traditions populaires profondément ancrées et attirant un public toujours plus nombreux, ces manifestations représentent également, au‑delà de leur valeur culturelle inestimable, une économie à part entière et une source d’emploi considérable. Les fêtes votives – ces journées estivales dédiées à l’art de la bouvine – génèrent chaque année près de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce aux retombées touristiques.
Au cours de ces fêtes traditionnelles, des espèces animales emblématiques sont mises à l’honneur : le taureau et le cheval de race Camargue. L’élevage de ces animaux est assuré par des manades qui, depuis des générations, témoignent d’un profond respect envers ces derniers, perpétuant une tradition de symbiose entre l’homme et l’animal, façonnant les paysages d’un territoire qui parvient encore à préserver son identité en résistant à la bétonisation à marche forcée. On compte en effet 18 000 taureaux de race Camargue au total, pour 25 000 hectares de terres agricoles, répartis entre quatre départements : les Bouches‑du‑Rhône, le Gard, l’Hérault et le Vaucluse.
Texte officiel déposé le 10 juin 2025
Auteur : Charles Alloncle
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (10 juin 2025)