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Mieux réprimer l’usurpation d’identité et garantir l’accompagnement le rétablissement rapide des victimes

Déposée · Proposition de loi · Justice & sécurité

proposition de loi visant à mieux réprimer l’usurpation d’identité et à garantir l’accompagnement et le rétablissement rapide des victimes

Présentation du texte par ses auteurs

L’identité n’est plus seulement un nom, une date de naissance ou un titre matériel. Elle est devenue la clef d’accès à une multitude de droits, de services et de démarches. Des données d’identification, une signature, un numéro de téléphone, un compte numérique, une image ou une voix peuvent aujourd’hui suffire à ouvrir un compte, contracter un crédit, détourner une prestation ou faire naître une dette au nom d’autrui. Les techniques de reproduction et de génération artificielle rendent ces atteintes plus simples à commettre, plus difficiles à détecter et susceptibles d’être déployées à grande échelle. La prise de contrôle d’un identifiant numérique, d’une adresse électronique, d’un numéro de téléphone, d’un moyen d’authentification ou d’un certificat électronique permet également d’agir au nom d’une personne sans utiliser matériellement son titre d’identité.

Pour la personne dont l’identité est usurpée, le préjudice ne s’achève pas avec la découverte de la fraude. Il se prolonge souvent sous la forme de relances, de saisies, d’incidents bancaires, de refus de crédit, de suppressions de droits, de démarches répétées et de décisions administratives fondées sur des actes qu’elle n’a jamais accomplis. La victime doit alors démontrer séparément, auprès de chaque organisme, qu’elle n’est pas l’auteur de l’engagement litigieux. Cette dispersion des procédures ajoute une épreuve administrative, financière et parfois professionnelle à l’infraction initiale. Elle provoque aussi des conséquences psychologiques, familiales et sociales durables qui doivent être reconnues et prises en compte.

Le droit en vigueur permet de déposer plainte, de contester une dette ou une inscription et d’exercer les droits de rectification et d’effacement reconnus par le droit de la protection des données. Ces garanties demeurent cependant fragmentées. Aucun document immédiatement délivré à la victime n’organise, à lui seul, une mise en sécurité provisoire et coordonnée de sa situation. Aucun parcours commun ne relie la plainte, l’interruption des poursuites, l’accès aux éléments ayant permis l’opération frauduleuse, la contestation des inscriptions et le rétablissement des données.

Texte officiel déposé le 6 octobre 2026

Auteur : Matthieu Bloch

Parcours

  1. Assemblée nationale — 1ère lecture (6 octobre 2026)

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