Mesures d’urgence visant à garantir l'accès aux loisirs et à la fraîcheur pendant les épisodes caniculaires
Déposée · Proposition de loi · Éducation & jeunesse
proposition de loi portant mesures d’urgence visant à garantir l'accès aux loisirs et à la fraîcheur pendant les épisodes caniculaires
Présentation du texte par ses auteurs
Les épisodes caniculaires similaires à ceux survenus en juin 2025 risquent de devenir de plus en plus fréquents à mesure que le réchauffement climatique avance et que les gouvernements en place poursuivent méthodiquement leur inaction climatique. Selon un rapport d’Oxfam France : « les ménages modestes et les groupes marginalisés sont plus durement touchés par les (….) canicules, et maladies liées à la chaleur » . Ce sont en effet les pauvres qui habitent dans des bouilloires thermiques. 37 % d’entre eux souffrent de la chaleur, contre 20 % chez les plus riches . Cela va s’empirer : selon la Fondation pour le Logement des Défavorisés, d’ici 2050, « 1 Français sur 7 vivra dans une bouilloire thermique » . Pour échapper aux épisodes caniculaires particulièrement intenses dans les villes, victimes de l’effet d’îlot de chaleur urbain, celles et ceux qui en ont les moyens s’apprêtent à partir en vacances à la recherche d’un peu de fraîcheur.
Mais, selon l’Observatoire des inégalités, 40 % des Français ne partent pas en vacances. Ce sont aussi les classes populaires qui partent le moins. En effet, le taux de départ en vacances passe de 76 % chez les personnes qui gagnent plus de 2 755 euros à 42 % chez celles et ceux aux revenus inférieurs à 1 285 euros mensuels, selon des données de 2024 . De même, 78 % des cadres supérieurs partent en vacances contre 47 % des ouvriers . Le droit aux vacances, conquis par les travailleurs, n’est donc aujourd’hui ni garanti, ni égal pour toutes et tous. Ce n’est pas surprenant. Partir en vacances coûte cher, et l’appauvrissement généralisé causé par les politiques néolibérales menées depuis 40 ans n’arrange rien.
Prenons l’exemple de la voiture qui reste le moyen de transport privilégié par les Français pour partir en vacances. 76 % y ont recours pour s’y rendre, selon un sondage de 2024 . Le prix de l’essence n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise inflationniste déclenchée par l’épidémie de covid‑19 et la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Par exemple, le prix du gazole est passé de 1,25 euro le litre en 2020 à 1,64 euro en avril 2025 . De même, les tarifs des péages augmentent chaque année depuis la privatisation des autoroutes en 2006. Leur hausse moyenne s’élevait à 4,75 % en 2023 et à 3 % en 2024 .
Texte officiel déposé le 11 juillet 2025
Auteur : Clémence Guetté
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (11 juillet 2025)