Site indépendant et non officiel. Hémicycle n'est lié ni à l'Assemblée nationale, ni au Sénat, ni au Parlement européen, ni au Gouvernement. En savoir plus
hémicycle site indépendant

Maintenir les pharmacies existantes dans les communes rurales

Déposée · Proposition de loi · Santé

proposition de loi visant à maintenir les pharmacies existantes dans les communes rurales

Présentation du texte par ses auteurs

Dans nos communes rurales, la pharmacie n’est pas un commerce comme les autres. Elle est souvent le dernier lieu de santé accessible sans rendez‑vous, la première porte d’entrée dans le système de soins et, avec le café, la poste ou l’épicerie, l’un des derniers lieux de vie et de lien social du bourg. Les missions des pharmaciens n’ont cessé de s’étendre ces dernières années : vaccination, tests rapides d’orientation diagnostique, dispensation de certains antibiotiques après test, accompagnement des patients atteints de maladies chroniques, orientation dans le parcours de soins. Là où le médecin est parti, le pharmacien est bien souvent resté le dernier professionnel de santé de proximité.

Le réseau officinal ne cesse pourtant de se contracter. Selon l’Ordre national des pharmaciens, la France ne compte plus que 19 990 officines : le seuil symbolique des 20 000 a été franchi à la baisse. En 2025, 245 officines ont encore fermé et le nombre de pharmaciens titulaires a reculé de 11,6 % en dix ans. En une décennie, près d’une pharmacie sur dix a disparu, et aucun département métropolitain n’a été épargné. La Saône‑et‑Loire figure parmi les plus durement touchés, avec la disparition d’une officine sur cinq en dix ans. Depuis 2020, cent dix communes ont perdu leur unique pharmacie et leurs habitants se trouvent désormais à plus de cinq kilomètres de l’officine la plus proche.

Les causes de ces fermetures sont connues : départ à la retraite d’un titulaire qui ne trouve pas de repreneur, difficultés économiques d’une officine dont l’activité s’est érodée après le départ du médecin, opérations de regroupement ou de restructuration par lesquelles une petite officine rurale est rachetée pour être fermée. Quel qu’en soit le motif, le résultat est le même : du jour au lendemain, des habitants doivent parcourir plusieurs kilomètres pour se procurer leurs médicaments, lorsqu’ils le peuvent. Dans ces territoires, dont la population est en moyenne plus âgée que la moyenne nationale, où le maintien à domicile le plus longtemps possible est vivement encouragé et où les transports collectifs sont rares, voire inexistants, c’est l’accès même aux traitements qui se trouve compromis.

Texte officiel déposé le 13 octobre 2026

Auteur : Josiane Corneloup

Parcours

  1. Assemblée nationale — 1ère lecture (13 octobre 2026)

Toutes les lois