Lutter contre la précarité menstruelle
Déposée · Proposition de loi · Social & retraites
proposition de loi visant à lutter contre la précarité menstruelle
Présentation du texte par ses auteurs
« Aujourd’hui j’ai dû reposer des articles à la caisse du supermarché pour pouvoir m’acheter les tampons et serviettes dont j’avais besoin. ». « Certains mois, je n’ai plus assez d’argent pour m’acheter toutes les serviettes dont j’aurais normalement besoin. Quand je suis à la fac, je fais une provision de papier toilette pour le mettre au fond de ma culotte » (témoignages issus du compte Instagram Coup de sang).
Dès le plus jeune âge, les personnes menstruées intègrent qu’elles doivent endosser le coût des règles. Coût symbolique, lié à la stigmatisation des règles ; coût sanitaire, alors que des pesticides, des polluants éternels ou encore du plomb ont été retrouvés dans les protections périodiques ; coût écologique alors que 45 milliards de serviettes menstruelles seraient jetées chaque année à l’échelle mondiale ; et surtout, un coût économique.
Si les estimations sur le coût des menstruations restent très variables, Le Monde estimait en 2019 que l’achat de serviettes, tampons et anti‑douleurs représentait un coût moyen de 3 800 euros pour une vie. Une facture toutefois incomplète, car elle ne prend pas en compte les dépenses liées au suivi gynécologique ou l’achat de sous‑vêtements et linges de lits qui peuvent être tachés par le sang des règles.
Texte officiel déposé le 11 juillet 2025
Auteur : Élise Leboucher
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (11 juillet 2025)