Libérer du temps médical afin d’améliorer l’accès aux soins
Déposée · Proposition de loi · Santé
proposition de loi visant à libérer du temps médical afin d’améliorer l’accès aux soins
Présentation du texte par ses auteurs
Les politiques menées ces dernières décennies ont provoqué une réduction drastique du temps médical disponible, alors que les besoins n’ont jamais été si élevés.
Notre pays est incapable de soigner toutes celles et ceux qui en ont besoin. En 1971, certains syndicats de médecins ont imposé aux autorités politiques la mise en place du numerus clausus, un quota annuel d’étudiants en médecine, dans une visée « contre‑révolutionnaire » assumée et afin de rétablir l’élitisme au sein des facultés de médecine après 1968. Celui‑ci a perduré jusqu’en 2021 avant d’être légèrement assoupli. Sa levée totale se heurte encore à certaines corporations et aux responsables politiques néolibéraux souhaitant imposer l’austérité en matière de santé.
En limitant le nombre de médecins, donc de professionnels en capacité de réaliser des actes médicaux ou de prescrire, l’accès aux soins était jugulé et avec lui le niveau des dépenses de santé. Logiquement, la densité de médecins généralistes diminue depuis 2010 : elle était de 161 médecins généralistes pour 100 000 habitants, ce n’était plus que 147 en 2023. Notre pays compte moins de 100 000 médecins généralistes. Aujourd’hui, le délai médian pour consulter un ophtalmologiste atteint un mois à Paris, s’élève à 76 jours dans les communes des grands pôles ruraux et culmine à 97 jours dans les petites communes.
Texte officiel déposé le 17 avril 2025
Auteur : Hadrien Clouet
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (17 avril 2025)