La reconnaissance et la structuration de la filière caprine
Déposée · Proposition de loi · Économie & entreprises
proposition de loi visant à la reconnaissance et à la structuration de la filière caprine
Présentation du texte par ses auteurs
La filière caprine occupe une place singulière dans le paysage agricole français. Avec un peu plus de 5 000 exploitations professionnelles en 2023, la France assure près d’un tiers de la production européenne de lait de chèvre. Elle contribue à la richesse gastronomique nationale par ses fromages sous appellation d’origine protégée.
Pourtant, à la différence des filières bovine ou ovine, la filière caprine ne dispose d’aucune reconnaissance législative ni d’un plan national structurant. Bien que l’organisation actuelle de la filière repose sur l’interprofession ANICAP (association nationale interprofessionnelle caprine), reconnue comme instance représentative des producteurs et transformateurs, cette structure ne bénéficie d’aucun cadre législatif officiel ni d’un plan national permettant de structurer et de sécuriser durablement le développement économique, social et environnemental de la filière.
Cette absence de cadre limite sa capacité à peser dans les politiques publiques, alors même qu’elle affronte des défis majeurs : valorisation insuffisante de la viande caprine, fermeture des abattoirs de proximité, renouvellement des générations, adaptation au changement climatique et accès à l’eau.
Texte officiel déposé le 3 mars 2026
Auteur : Sophie Ricourt Vaginay
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (3 mars 2026)