Interdire l'écriture inclusive dans l’enseignement supérieur et la recherche
Déposée · Proposition de loi · Éducation & jeunesse
proposition de loi visant à interdire l'écriture inclusive dans l’enseignement supérieur et la recherche
Présentation du texte par ses auteurs
La langue française est un élément constitutif du patrimoine national, de l’identité républicaine et du rayonnement international de la France. Elle bénéficie d’une protection législative depuis la loi n° 94‑665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, dite « loi Toubon ».
Depuis les années 2010, une pratique dénommée « écriture inclusive » tend à se répandre dans certains secteurs, y compris dans l’enseignement supérieur et la recherche. Elle consiste notamment à recourir à la double flexion des mots, à l’insertion d’un point médian ou de signes similaires au sein des termes, ou encore à l’emploi de néologismes tels que le pronom « iel », dans l’intention de neutraliser le genre grammatical.
L’écriture dite inclusive repose sur des prémisses inexactes et des contresens linguistiques manifestes. Le genre grammatical en français ne saurait être assimilé au sexe biologique ou au genre social. Le masculin, en tant que forme non marquée, tient lieu de neutre dans une langue qui en est dépourvue. Enfin, le masculin générique possède une portée universelle : l’énoncé “tous les hommes sont mortels” renvoie à l’ensemble du genre humain et non à la seule catégorie masculine.
Texte officiel déposé le 23 décembre 2025
Auteur : Jocelyn Dessigny
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (23 décembre 2025)