Instaurer un congé rémunéré pour les salariés vivant dans des zones sujettes aux événements climatiques extrêmes
Déposée · Proposition de loi · Travail & emploi
proposition de loi visant à instaurer un congé rémunéré pour les salariés vivant dans des zones sujettes aux événements climatiques extrêmes
Présentation du texte par ses auteurs
Le changement climatique constitue un enjeu politique majeur tant les répercussions qu’il induit sont dévastatrices. L’action humaine, et notamment les émissions de gaz à effet de serre, nuisent gravement à la biodiversité et mettent en danger la vie terrestre. Ouragans, tornades, canicules, sécheresses et inondations sont de plus en plus fréquents et leurs effets concernent des millions de nos concitoyens sur tout le territoire national. En France, depuis 1982, 17 500 événements ont été à l’origine d’une reconnaissance de catastrophe naturelle et 5 700 communes sont en moyenne concernées chaque année sur les 35 000 communes que compte notre pays. Aujourd’hui, 18,5 millions d’habitants sont directement exposés aux risques d’inondation, soit plus d’un quart de la population française. Par ailleurs, près de la moitié du territoire métropolitain est exposée aux mouvements de terrain dus au retrait‑gonflement des argiles, phénomène aggravé par l’augmentation des épisodes de sécheresse et d’inondation. La multiplication de ces événements climatiques extrêmes et l’amplification de leurs effets sont la conséquence directe d’un dérèglement climatique aux effets irréversibles.
En décembre 2024, le cyclone Chido a été particulièrement dévastateur pour Mayotte, causant des destructions humaines et matérielles sans commune mesure. Selon le dernier bilan, quarante personnes sont décédées et autant disparues à la suite de cet événement climatique extrême. Une grande partie de la biodiversité a été ravagée. Le coût de la reconstruction de l’île est estimé à plus d’un milliard d’euros selon le ministre des outre‑mer.
Deux mois avant, les intempéries de la tempête Kirk, survenue le mercredi 9 octobre 2024, avaient‑elles aussi provoqué d’importants dégâts matériels et humains, causant la mort d’une personne, une douzaine de blessés et privant plus de 9 000 foyers d’électricité sur le territoire hexagonal. En tout, près de 4 500 interventions des secours ont été réalisées et plusieurs centaines de Françaises et Français ont dû être évacués de leur logement en urgence. Cette tempête constitue une illustration du désastre écologique qui se joue sous nos yeux car elle s’inscrit à la suite d’une longue liste d’événements climatiques extrêmes similaires.
Texte officiel déposé le 1er avril 2025
Auteur : Antoine Léaument
Parcours
- Assemblée nationale — 1ère lecture (1er avril 2025)