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Abrogation de Parcoursup

Déposée · Proposition de loi · Éducation & jeunesse

proposition de loi portant abrogation de Parcoursup

Présentation du texte par ses auteurs

Le 11 juillet 2026, à la clôture de la phase principale, 126 652 candidats restaient sans aucune proposition d’admission sur Parcoursup. Ils étaient 85 000 en 2024 et 103 000 en 2025. Huit ans après la loi du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, l’échec de la plateforme a été largement documenté. Parcoursup ne démocratise pas l’accès à l’enseignement supérieur mais organise la pénurie de places. À ces chiffres vient s’ajouter la réalité de dizaine de milliers de bacheliers affectés à une filière universitaire qu’ils n’ont pas choisie. Cette violence institutionnelle et systémique contrevient aux principes de la libre orientation des bacheliers surtout elle tourne le dos à l’ambition républicaine et prométhéenne d’un avenir meilleur pour les générations futures.

La mission parlementaire Courbon‑Gumbz du 17 février 2026 montre les failles de Parcours Sup, en tête desquelles l’accroissement des inégalités territoriales et l’échec politique faute de capacités d’accueil suffisantes. Autrement dit, les pouvoirs ont eux‑mêmes organisé le tri social qu’ils prétendaient pourtant combattre.

Parcoursup n’a aucunement rééquilibré la composition sociale de l’enseignement supérieur et participe au contraire de la persistance des inégalités socioculturelles. La part des néo‑bacheliers de milieu défavorisé inscrits en première année de licence est passée de 25,1 % en 2017 à 23,1 % en 2019. Les bacheliers professionnels sont six fois plus nombreux que les bacheliers généraux à n’obtenir aucune proposition et la Cour des comptes décrivait dans un rapport de 2025 une orientation encore trop souvent subie, qui reproduit les déterminismes sociaux et territoriaux. Les familles qui en ont les moyens se tournent vers des coachs d’orientation privés ou vers un enseignement supérieur privé lucratif qui prospère sur les déçus de la plateforme. Si les lycéens d’île‑de‑France en dehors de Paris accèdent davantage aux établissements parisiens du supérieur, ce n’est pas le fait de la logique de Parcoursup mais d’un changement de sectorisation fusionnant les quotas de candidats hors académie de Paris, Créteil et Versailles dans un seul secteur commun. Ce changement de sectorisation a conduit à un brassage géographique mais pas nécessairement un brassage social. Au contraire, puisque l’académie de Paris a recruté 40 % de bacheliers mention « très bien » en 2018, contre 29 % l’année précédente, montrant par là un renforcement de l’homogénéité sociale des établissements parisiens.

Texte officiel déposé le 20 octobre 2026

Auteur : Pouria Amirshahi

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  1. Assemblée nationale — 1ère lecture (20 octobre 2026)

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