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Abolir la chasse à courre, à cor et à cri

Déposée · Proposition de loi · Environnement & énergie

proposition de loi visant à abolir la chasse à courre, à cor et à cri

Présentation du texte par ses auteurs

En décembre 2024, une chasse à courre a provoqué deux accidents routiers sur le mont Saint‑Mard (Oise). Un cerf poursuivi par l’équipage de la Futaie des Amis a traversé la route, paniqué, se blessant en sautant par‑dessus une voiture, puis est violemment percuté par une autre. L’animal, grièvement blessé, sera exécuté un peu plus tard. Les passagers sont indemnes, mais il aurait pu en être autrement.

Des exemples d’ « incidents » tel que celui‑ci sont très récurrents dans notre pays, où la chasse, notamment à courre, pose un problème éthique réel, au sein d’une société qui se prétend moderne, puisqu’elle se revendique être une pratique de « loisir » basée sur la traque, et donc la torture psychologique et physique d’un animal, afin de lui infliger une mort extrêmement violente.

La chasse à courre, à cor et à cri, également appelée vénerie, consiste à traquer un gibier à l’aide d’une meute de 6 à 60 chiens « spécialisés » . La grande vènerie se pratique à cheval et a pour cible le grand gibier (cerf, chevreuil et sanglier). La petite vènerie, elle, se pratique à pied, et vise le petit gibier (lièvre, lapin et renard). Cette « activité », qui mobilise environ 10 000 pratiquants (soit environ 1 % des chasseurs) , continue d’être pratiquée dans environ 70 départements . Pourtant, au regard des souffrances indicibles infligées aux animaux, des atteintes à la sécurité publique, des conflits d’usage qu’elle engendre et du rejet massif qu’elle suscite au sein de la population française (78 % souhaitent son interdiction ), son maintien apparaît aujourd’hui profondément anachronique, et la nécessité de son abolition est plus qu’évidente.

Texte officiel déposé le 13 octobre 2026

Auteur : Aymeric Caron

Parcours

  1. Assemblée nationale — 1ère lecture (13 octobre 2026)

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